In the Press : ABC online

Sour times for French wines
By Sophie Kevany (AFP) (07/12/2005)

Driven by an infernal spiral of shrinking markets and falling prices at home and abroad, wine producers in France's Bordeaux region are searching for new ways to bring their fabled product to market.


For many – including more than a few venerable chateaux – there is no margin of error: they must adapt or die. In an industry that has lost a million domestic drinkers and a significant chunk of its market share abroad in the last five years, anything that helps insure survival is welcome.

Some winegrowers are banking on eye-catching labels designed by marketing pros, others on the 'New World' technique of plastering the name of the grape on the bottle, a near-heresy in France where primacy has always been given to place of origin.

Others are developing direct-to-consumer sales at their chateaux, or experimenting with technology-intensive wine making techniques. One vintner has started "bottling" his product in soda-pop cans.

Sacrebleu!
Breaking long-standing taboos in the conservative Bordeaux wine business, increasing numbers of producers are also copying their New World competition with ultra-design wine labels highlighting familiar grape varieties such as "Merlot" or "Cabernet" more than the geographic origin.

There are 57 such "appelations" in Bordeaux alone, and more than 460 in all of France. Most are virtually unknown, even within France.

The Despagne clan, whose estate is one of the largest in the region, is considering adopting both marketing techniques.

"From an export point of view, French-style labels are a weak point," said co-owner and graphic designer Gabriel Despagne. "Our sales to traditional retailers, about 20 percent of turnover, fell by 10 percent over the last two years, and we make less money on each sale. We are considering launching a 'Merlot' and dramatically simplifying our labels," he said.

Changing techniques
Wine-making techniques are also evolving.

Alain Raynaud, owner of the Chateau Quinault in St. Emilion and president of the "Cercle de Rive Droite" (Right Bank) winemakers' association, watched prices for his wine fall by 25 percent in a few short years before deciding to adapt.

Skipping the normally de rigueur fermentation in large stainless steel or concrete vats, he put his freshly-crushed grape juice directly into oak barrels for fermentation to accelerate "the joint venture between the wood and the wine," he explained.

Another innovation – a reaction to tough drunk-driving laws – is a new alcohol reducing process.

"There are lots of problems for wine now and we need a new product to try and survive. We have to get out of this misery," said Guy Renier, owner of a vineyard in Entre deux Mers.

In the Press : Vinimarket

Les vins de Bordeaux rajeunissent leurs étiquettes (16/5/2005)
Selon la Sopexa, les vins de Bordeaux, qui pendant longtemps sont restés fidèles aux présentations traditionnelles commencent à innover en terme d'emballage. Certains négociants proposent deux étiquettes : une traditionnelle pour la France et une version moins sombre pour l'étranger. Graphiste et producteur de vin, Gabriel Despagne, par exemple, a créé une étiquette inspirée des billets d'avion pour des bouteilles servies à bord des vols de British Airways. Cette politique marketing est limitée essentiellement aux bouteilles de vin vendues entre 3 et 5 euros en gms. Les marques, habillées avec des étiquettes clinquantes, sont en général destinées aux jeunes consommateurs néophytes.

In the Press : Le Vif



Le vif is a belgian weekly magazine

La Libre (Belgique)

Quand les Bordeaux font swinguer les étiquettes
Michaël Hadjenberg Libération

Le vin est une affaire de sens. Le goût, bien sûr. L'odeur aussi. L'ouïe même, lorsque le bouchon fait pflop! Mais aussi la vue. Dans les supermarchés, comment choisir entre les centaines de bouteilles qui peuplent les linéaires et dont les noms ne disent généralement pas grand-chose? Plus que les quelques dizaines de centimes d'euros de différence, ce serait l'attrait de la bouteille qui guiderait fréquemment l'achat. Le packaging. Et donc l'étiquette.

Très longtemps conservateurs, attachés à la dorure, au blason, à l'écriture gothique et au château, les vins de Bordeaux, en pleine crise (les exportations ont chuté l'an passé de 23,3pc en valeur et de 13,9pc en volume) commencent à innover pour tenter de séduire de nouveaux consommateurs.

«Aujourd'hui, le vin est un produit comme un autre, explique Philippe Raoux, propriétaire du château d'Arsac (appellation Margaux). Pour le vendre, il faut donc travailler autour de sa culture: l'originalité des terroirs, les conditions de production, le moment de la consommation - près d'une piscine ou lors d'un anniversaire -, mais aussi le packaging».

En 1995, Philippe Raoux a cru pouvoir lancer des étiquettes bleues rappelant la couleur des chais de son château. «Cela a fait un four. Les consommateurs n'ont pas accroché», raconte-t-il aujourd'hui. Trop tôt peut-être. Pour le client mais aussi pour un milieu très attaché aux traditions. Depuis, les moeurs ont évolué. «Il le faut, car le bordeaux se ringardise, se distancie du marché». Lui, comme tous les viticulteurs, regarde du côté du Nouveau Monde. Des vins sans histoire et donc sans scrupule. «Il y a quelques années, aux Etats-Unis, j'ai vu une bouteille de vin australien avec une capsule jaune et un surfeur dessiné dessus, raconte Christophe Château, directeur de l'Association des cinq côtes de Bordeaux. Je me suis dit qu'ils n'avaient rien compris. En fait, ils répondaient au marché. C'est moi qui n'avais rien compris». A l'étranger, les clients s'y repèrent encore moins en châteaux et cépages. Du coup, nombre de négociants ont décidé de faire deux étiquettes différentes pour le même vin: une pour la France et une pour l'étranger.

Certains marchés spécifiques permettent même des initiatives plus originales. Ainsi Gabriel Despagne, fils de viticulteur devenu graphiste, a réalisé des étiquettes s'inspirant de billets de banque pour des bouteilles vendues à bord des avions British Airways. «Les gens s'embêtent dans l'avion. On a donc eu l'idée de réaliser des étiquettes qu'ils pourraient regarder pendant plusieurs minutes».

La tendance est aux lignes épurées. Déjà, les «contre-étiquettes» se multiplient: sur le devant de la bouteille, le nom du cépage, le millésime, soit les informations essentielles. Derrière, sur une autre étiquette, les mentions légales (degré d'alcool, etc.). Mais ce n'est pas tout. Des couleurs, des dessins, des formes géométriques ou des bandeaux s'invitent sur les bouteilles. Comme cette écriture claire beige légèrement orangée sur bandeau noir, sans dessin, adoptée par Marc Pasquet (château Mondésir-Gazin, côtes de Blaye). «Il y a bien eu quelques réactions négatives. Mais c'est une réussite, car beaucoup de gens s'en souviennent».

Et c'est ce qui compte pour beaucoup de négociants. Arriver à se faire un nom, «une marque» parmi les milliers de viticulteurs. «Un jeune de 25 ans n'a pas de culture du vin, explique Christophe Château. Il se moque du château Tartampion. Il faut des codes simples dont il se souvienne pour que, la prochaine fois, il n'aille pas s'acheter un pack de bières». Cette réflexion touche surtout les vins de 3 à 5 euros en grande surface. Quand on achète un grand cru, on l'achète rarement au pif. Ce qui n'empêche pas certains vins haut de gamme de vouloir se différencier eux aussi. La reproduction d'oeuvres d'art sur les bouteilles Mouton-Rothschild, inventé dans les années... 30, a fonctionné sur le principe du collector. Aujourd'hui, d'autres suivent comme le château l'Evêché (saint-émilion) qui demande chaque année à un créateur de mode (Sonya Rykiel, Paco Rabanne), de réaliser l'étiquette. «Cela nous permet de sortir du lot, explique Jean-Jacques Rufenacht, qui en a eu l'idée. Cela fait parler de nous et on n'a pas l'impression de se vendre au diable». Si le vin est une affaire de sens, il ne fait visiblement pas perdre le sens des affaires.

© La Libre Belgique 2005

In the Press : Libération


Libération is a French daily newspaper

In the Press : Emballage Digest

Conjointement avec Maubrac, distributeur d'emballages pour le marché du vin, Emin Leydier a conçu la gamme de coffrets cadeau Vrilles de Vigne pour les bouteilles de vin. Le graphisme sobre et prestigieux a été élaboré par les deux sociétés et le créateur bordelais Gabriel Despagne. Il est réalisé en pré-impression, une solution économique car seules deux couleurs et un vernis sont utilisés. Le décor est composé d'inscriptions tirées du champ lexical du vin : bouquet, nez, fruité, arômes,… La gamme compte deux étuis individuels, et 3 coffrets Colibrio de 2, 3, et 6 bouteilles. Ces emballages brevetés sont dotés d'un calage intégré qui assure la protection des bouteilles. Ils sont réalisés avec des cannelures E (1,5 mm) et FE (2 mm) allégées; ces petites cannelures garantissent une bonne impression car elles évitent le bâtonnage (l'apparition de stries sur la surface imprimée), et permettent de conserver une surface d'impression lisse.